Pour parfaire le déguisement, j'ai proposé à mon second client de m'habiller en dessous féminins. Cet homme était simple, je perdais mes complexes, je grandissais à ses côtés dans ma chambre, debout le cul à l'air, entre deux cours où je revenais encore suant.
Les dessous complétaient ma schizophrénie, ma double identité : l'une réelle, l'autre inimaginable. Ces deux hommes avaient aimé mon cul, jeune et féminin, entretenu sans doutes par les kilomètres de vélo. Après tout, les hollandaises avaient de belles fesses parait-il. Mes fesses en photo envoyées sur le web, la chaire plaquée sur l'étale virtuelle m'avait permis de les attirer. De me vendre. Je n'avais pas besoin de cet argent autrement que pour me sentir prostitué.
Ce second homme n'était pas bisexuel, il n'était pas attiré par les femmes, c'était un véritable homo, vivant avec un vieil homme en guise de conjoint inactif au lit. Il n'avait pas aimé mes bas en caoutchouc dans lesquels j'étais serré et je suais, ni plus tard mon corset féminin en vinyle. Quelques sauteries et nous ne nous sommes plus revu, il a trouvé son homme et quitté l'autre.
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